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Un Sauna, Des hommes... ne reste que la soufrance.

Un Sauna, Des hommes... ne reste que la soufrance.C'est par des jours de pluie ou de solitude qu'il se perd dans ces endroits. Il n'y cherche rien de particulier, chacun se cherche, se contemple. Il s'y perd et arpente des couloirs sombres en quête de désirs. Tous les garçons en manque d'amour cherchent un corps à corps furtif  pour assouvir leur plaisir, et s'entretenir de regrets... pourquoi suis-je là ?
 
Arrivé au vestiaire, il est regardé, épié observé.... L'impression d'être dévoré.. Il se met nu comme tous les autres, les regards toujours tournés vers son corps sans défaut. Il n'est donc que plastique et chair fraîche. Les regards sur lui font dresser sa virilité, il ne se cache pas.... Il s'exhibe sans aucune pudeur. Il s'offre aux regards inquisiteurs qui le dévorent.

Son seul habit une serviette aussi petite soit-elle qui l'habille sous sa ceinture posée comme un habit égyptien, ne laissant apparaître qu'un mince filet duveteux jusque son nombril. Les regards sont posés sur son corps, il ne s'en cache pas... Il aime que tous ces regards ce posent sur lui et le désirent. Plus les yeux sont tournés vers lui et plus son corps frémit, il laisse sa serviette glisser peu à peu pour laisser dévoiler son corps entièrement nu pour son plaisir... il s'exhibe, il aime... il offre son corps à qui veux, il veut se faire désirer, il veut se donner aux inconnus.
 
Les dimanches après-midi peuvent être tristes....

Les couloirs sombres sont arpentés par des dizaines de garçons tous aussi beaux les uns que les autres, personne ne connaît personne et pourtant ils connaissent leur intimité, mais on ne se parle pas, on ne fait que consommer.
 
Il suit le couloir qui le mène jusqu'aux douches, où son plaisir sera d'être entièrement nu parmi les autres garçons sous les douches qui sont aussi peu éclairées que le reste de lieu interdit, le lieux de tous les vices mais tous les plaisirs. Pas de honte, tous ces garçons, ces hommes viennent chercher ce qu'ils n'ont plus chez eux....

Il regarde ces garçons qui viennent peut-être de consommer leur corps en laissant échapper leur désir furtivement et sans réel désir, juste bestialement et égoïstement. Personne ne se sourit, seuls les regards peuvent en dire long sur la motivation de leur présence. Ils ne vont rien s'interdire, offrir leur virilité. Tous les corps peuvent être beaux quand on ferme les yeux. L'endroit n'est pas à la sélection mais à la réception et à l'offrande de son corps.
 
Les dimanches après-midi sont timides....

L'eau chaude de la douche enveloppe son corps nu exposé cette fois-ci à la vue de tous ces mâles en rut. L'eau vient frapper sa poitrine qu'il se caresse dans une délicatesse insoupçonnable de désirs, ses mains dessinent les contours entiers de son corps sculpté, musclé qui fait naître un désir visible de ses voisins nus et déjà en attente d'un corps contre le leur exposé à la vue de tous. Il voudrait qu'on vienne à lui.... mais seuls les yeux se posent sur lui... il n'est que plastique, personne n'ose s'approcher...
 
Il aime être regardé, il n'a pas honte, il jouit ainsi des regards des autres qui se caressent tout en le regardant ainsi se dévoiler dans une intimité qu'il partage. Il ferme les yeux et imagine tous ces hommes autour de lui, le caressant de leur regard, mais il aurait préféré sentir leurs corps plus près de lui...

Les dimanches sont nus....
 
Son plaisir être nu et arpenter les couloirs entièrement nu, vouloir sentir qu'on se frotte à lui, que les autres corps nus le frôlent. Il ne veut pas cacher son désir, son plaisir, il veut s'offrir. Honte à lui d'être là, il oublie sa femme et ses enfants à la maison.... Il est là...

Les dimanches sont un prétexte....
 
A la recherche de chaleur humide il se dirige vers le hammam. Une odeur d'eucalyptus l'enivre et éveille ses sens. L'endroit est tellement sombre ou l'on ne peut distinguer les corps allongés, ou assis ou debout. Seule la musique diffusée dans hauts parleurs reste son seul lien avec la réalité. Des hommes sont occupés entre eux aux jeux du plaisir. Il reste debout, il tente d'observer les corps en mouvement. Il sent une main sur sa poitrine, ce n'est pas la sienne.

Les dimanches sont humides de tendresse....
 
Une autre main lui caresse ses reins, ce ne sont pas ses mains, celles de ces inconnus qu'il ne voit pas. Il laisse son corps s'abandonner aux mains de ces hommes, il ne sait pas combien ils sont, son corps est offert pour le plaisir de tous ces garçons dans la même détresse que lui. Il pleure... il a honte mais ne veut pas sortir, il désire leur virilité, il désire s'offrir à ces inconnus l'espace de quelques instants.

Et........ il pleure.... Il voudrait être aimé.... Il voudrait aimer... il devrait avoir honte... il pleure, il ne sait ce qu'il fait là.....
 
Et moi non plus parfois.....
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#Posté le samedi 28 janvier 2012 05:11

Modifié le samedi 28 janvier 2012 15:29

Il s'était couché sans doute très tard profitant de la douceur de la soirée et des nuits chaudes de la belle Provence les cigales chantant, tout en sirotant un verre de rosé  comme nous en avions l'habitude avec tous les amis qui élisent domicile dans la maison tout l'été. Ses vêtements étaient jetés en vrac sur le sol un peu partout comme si il s'était dévêtu en faisant un strip-tease au rythme d'une mélodie adaptée, son caleçon blanc sur le sol ne laissait pas de doute sur le fait qu'il se soit couché entièrement nu faisant abstraction de ma présence dans ce même lit que nous partagions pendant nos vacances chez mes amis qui avaient eu le plaisir de nous inviter dans leur belle bastide.
 
Je ne l'avais pas entendu se glisser dans le lit, je dormais depuis bien longtemps et quand je dors rien ne saurait me déranger, celui-ci étant très grand nous ne pouvions nous gêner bien au contraire, il faut dire aussi qu'avec mes un mètre soixante cinq et mes cinquante cinq kilos je ne gène pas grand monde, mais c'est vrai que ce lit était exceptionnellement grand et spacieux. Dans cette chambre aux couleurs de Provence qui s'entait bon l'olivier avec ses couleurs chatoyantes lui donnaient une ambiance incitant au repos et à la relaxation. Il avait tenu à ce que nous soyons dans la même chambre et que cela ne le dérangeait pas de partager le même couchage avec moi. Il ignorait alors que ce n'était pas pour me déplaire, mais en même temps cela me troublait qu'il veuille absolument à ce qu'on dorme ensemble alors que la maison est si grande et qu'il n'y manque pas de chambres confortables. Il dormait nu dans le même lit que moi, ce qui me confondait encore plus, je savais qu'il n'avait pas beaucoup de pudeur mais là j'étais interloqué, quand il a insisté je me suis senti gêné car s'il savait qui est véritablement son ami il ne l'aurait pas fait. Je pense qu'il m'aurait certainement fait une morale sur le sujet où dans le style graveleux de certains hétéros « Tu fais gaffes hein, tu ne te trompes pas... ». Mais ce garçon n'avait peur de rien, alors il m'est difficile d'affirmer quoique ce soit. Il n'est certainement pas comme les autres hétéros coincés et qui ne s'affirment pas, sinon uniquement par leur sois disant conquêtes dont jamais personne n'a eu la preuve. Tous ces hétéros qui n'assument pas leur féminité. Lui n'a aucun problème avec sa féminité, et c'est ce qui attire tant ces demoiselles. Il doit passer plus de temps que moi dans la salle de bain, et ne supporte pas d'être négligé, sans parler de sa sensibilité toute particulière à l'égard des gens qu'il aime.
 
 Je suis allé me coucher beaucoup plus tôt fatigué de notre journée passée sur la route et les bouchons qui n'en finissaient pas de s'étirer comme un verre de terre qui s'étire tout en prenant son temps pour se rétracter. Arrivé pour l'heure du déjeuner trop heureux de retrouver mes amis qui me manquent tant à Paris je n'ai pas pris le temps de me reposer, j'avais bien trop de chose à raconter et envie de profiter un maximum des gens que j'aime. Mon bel éphèbe lui a quand même fait une sieste et à profité du jacuzzi dans le jardin. Après dîner j'ai laissé mon pote avec mes amis faire connaissance sans ma présence, ainsi il pouvait raconter ce qu'il avait envie, et puis avec un verre de plus dans le nez il exposait sa vie assez facilement. Ma seule crainte était que mes amis fassent une mauvaise gaffe en leur disant que j'étais homo.
 
J'aurai préféré qu'il vienne se coucher en même temps que moi, j'avais envie de le voir se déshabiller, se balader en sous-vêtements, mais je me voyais mal lui demander de venir au lit, ça aurait fait mauvais genre et venu alimenter des questions que je préférais éviter.  Donc tout  naturellement vu que je partage le même lit que lui j'ai gardé mon caleçon malgré la chaleur de la chambre car nous avions laissé le velux ouvert le soleil avait fait son ½uvre tout l'après-midi. D'habitude je dors nu comme un ver toute l'année. Je me voyais mal me mettre au lit à poil et qu'il me découvre ainsi, j'aurai eu trop peur de sa réaction et après coup je ne suis même pas sûr que l'idée m'est traversé l'esprit. Lui, cela ne lui a posé aucun problème, il a ignoré ma présence et à fait comme si il était dans son propre lit. A-t-il raison ? vivre normalement sans se poser la moindre question ? Notre amitié toute récente soit, de quelques mois depuis que nous nous entraînions ensembles au club de natation s'est fait grandissante et plus forte au fil des jours. J'étais dans tous ses secrets les plus intimes avec toutes ces filles qu'il rencontrait et parfois même à devoir répondre au téléphone sa place, ce qui m'amusait et me permettait de garder un certain contrôle sur ses rencontres. Oui je sais ce n'est pas bien, mais c'était trop tentant et tellement facile. Cela me faisait sourire, j'étais dans toutes les combines, son confident. Il me fait rire souvent. Sait-il qui je suis ? A-t-il la moindre idée de ce que je peux ressentir parfois ? On pourrait croire que ce serait un amour impossible, mais ce n'est pas le cas, je sais qui il est ; un homme à femmes, et toutes les femmes pourvu qu'elles soient jolies. Il les voudrait toutes cependant même s'il ne le dit pas il est seul dans son c½ur. C'est un grand romantique mais il a besoin de changement, il croît être amoureux a chaque nouvelle rencontre où il m'affirme que c'est la bonne, puis quelques semaines suffisent pour qu'il se lasse et reparte en chasse d'une nouvelle joli jeune fille. Pourquoi ne pas m'être affirmé auprès de lui et lui avoir dit qu'elle est ma vie sexuelle ? Je ne le sais pas, trop difficile, je me suis enfermé dans une sorte de vie prétextant n'importe quoi sur le fait que je ne sorte avec personne, prenant pour excuse une rupture malheureuse qui m'empêche aujourd'hui d'accepter un regard sur moi, et que physiquement je ne pourrais plus mettre en marche la machine. Il n'a jamais approfondit le sujet, où alors il sait et ne veut pas m'en parler ou il ne sait pas comment s'y prendre. Là aussi c'est ce que je me force à croire, qu'il ne sait pas s'y prendre, où alors nous sommes allés trop loin dans notre relation amicale et il est difficile de se dire la vérité. Mais le menteur dans l'histoire c'est moi. C'est moi qui souffre dans un silence se faisant plus insoutenable chaque jour.
 
Je m'étais levé bien plutôt que lui sans faire de bruit en sortant de la chambre qui était encore dans une semi pénombre. Je rejoignais mes amis dont la plupart étaient déjà debout et d'autres prêts à pratiquer leurs activités sportives, pour partager le petit déjeuner avant de faire quelques longueurs dans la piscine profitant de la matinée encore fraîche bien que chaude pour la saison. J'aime bien ces matins de vacances où nous nous croisons au réveil dans des états frôlant le ridicule. Le naturel est présent et sincère, au réveil on ne peut rien dissimuler. C'était une grande maison de maître avec de grandes chambres disposant chacune de leur salle de bain offrant ainsi une intimité complète pour tous les invités de la maison. Cela faisait des années que nous passions les vacances tous ensembles, et comme chaque année une nouvelle tête ou plusieurs faisaient leur entrée. Cette année c'était moi qui invitais  Pablo pour une dizaine de jours avant qu'il ne retrouve son bassin pour exercer son métier de maître nageur et dragueur de ses dames.
Je remontais vers notre chambre pour aller prendre une douche. Pablo dormait encore profondément allongé en travers du lit. Il est beau. Le drap blanc avait glissé sur sa peau déjà bronzée jusqu'au creux de ses reins, une jambe repliée laissant ainsi le profil de son corps nu à la vue de qui entrerait dans cette chambre. Je caressais son corps du regard, je restais un moment ainsi à le regarder dormir. Savait-il que je l'observais tout en le désirant ? Non bien-sûr que non il ne pouvait pas le savoir. S'il avait su que j'étais gay il n'aurait certainement pas voulu partager le même lit que moi et encore moins y dormir en tenue d'Adam. Je me dirige vers la salle de bain en évitant de faire du bruit pour ne pas le réveiller, je me déshabillais en pensant que c'est lui qui m'ôterait mes vêtements avec délicatesse et tendresse, mon fantasme était en éveil, les yeux fermés je l'imaginais posant ses mains sur mes épaules me caressant de son souffle chaud sur la nuque. Se collant à moi et m'invitant à partager l'eau chaude de la douche.  J'étais bel et bien seul sous la douche et mes pensées ne cessaient d'être tournées vers la nudité de Pablo comme si il voulait s'offrir à moi. Est-il un provocateur ? L'idée m'avait traversé  l'esprit. Mais non ; il était joueur certes, mais de là à me provoquer volontairement c'était impossible, il ne se jouerait pas de moi enfin pas comme ça.
 
J'appréciais l'eau chaude glissant sur ma peau comme une pluie chaude matinale des tropiques sous cet immense pommeau. Je fermais les yeux et guidait ma main en imaginant la que c'était lui qui venait me caresser sous la douche, j'observais un moment sur les parties intimes de mon corps, ma main s'attardait sur ma poitrine en effleurant mon sein avec la mousse onctueuse au parfum de fleur d'oranger. Mon sein devenait dur, mon autre main s'attardait sur mon ventre, se laissait guider par mon esprit torturé de désir dans mon entrecuisse. J'aurai voulu que cette main soit celle de Pablo, sentir ses doigts entre mes fesses allant effleurer l'interdit. Non ce n'était que ma main, mon sexe se durcissait, j'oubliais qu'il était dans la chambre et qu'il pouvait rentrer à n'importe quel moment dans la salle de bain me surprenant faisant l'amour en solitaire. Peu importe cela m'était égal, je préférais courir le risque et le savoir tout près m'excitait encore plus. Mon sexe était dur cette fois-ci. La main qui caressait mon sein l'a quitté pour aller prendre mon membre érigé et le caresser en s'attardant sur le gland et l'enveloppant avec une grande douceur en l'effleurant légèrement puis resserrait ma queue et la branlait doucement ma paume caressant sans cesse mon gland brulant de désir. La sensation du savon sur mon gland m'extasiais et me transportais dans quelque chose que je ne pourrais pas définir, j'étais bien. Assis sur le sol de la douche qui coulait au maximum, les jambes repliées et écartées, je branlais de plus en plus vite mon sexe gorgé de sang, tout en me doigtant de mon autre main. Je me pénétrais avec un doigt, la tête contre la douche je sentais le plaisir monter en moi, je sentais que les larmes inondaient mes yeux. Mes mains qui me caressaient étaient les siennes, le doigt dans mon anus était son sexe. Le plaisir se faisait plus intense et puis vînt la délivrance, je me laissais aller de cette semence qui jaillissait sur mon ventre. Je me caressais en imaginant toujours que c'était lui qui avait déposé délicatement et amoureusement sa semence sur mon corps comme un cadeau. J'ouvre alors les yeux après ces quelques minutes d'abandon de soi et constater que voilà pauvre « merde »... je suis là seul sous ma douche, maculé de sperme, je me dégoûte, il aurait pu me voir, j'aurai pu lui faire honte, et peut-être alors perdre ce que j'ai de très précieux ; son amitié.
 
Dors-t-il encore ou fait-il semblant ? Je continue de le regarder, ma respiration est courte et lente, de mon fauteuil confortable j'ai la plus belle des vues sur son corps, ce corps qui m'est interdit. Oups, je viens de me faire surprendre il ouvre les yeux et me regarde avec ce grand sourire qui attire toutes les filles qui le croisent. Il n'est pas gêné que je l'observe, je me sens ridicule d'être là et je m'excuse de ma présence dans ce silence. Cela le fait sourire, me rappelant que nous partageons la même chambre et que je n'ai pas à m'excuser. Après m'avoir gentiment demandé si j'avais passé une bonne nuit il se retourne sur le dos et sans aucun complexe il se caresse la poitrine en laissant glisser sa main langoureusement jusque sa hanche et tout en effleurant le bas de son ventre dont les abdominaux saillants dessinaient les reliefs.  Tout en me parlant de tout et de rien il laisse aller sa main sous le  drap qui glisse pour mettre en évidence les poils de son pubis devenu duvet qui remontre en un fin filet jusque son nombril magnifiquement dessiné. Joue-t-il avec mon désir, et mon désespoir de le voir ainsi ? Où alors n'a-t-il aucune pudeur à ce point ? Son corps musclé et longiligne souligne les centaines heures passées à l'entraînement dans la piscine du club, ce corps qui définit une arrogance, celle qui est en train de me torturer et me faire souffrir me rappelant sans cesse que je ne peux pas l'avoir.  Il semble s'amuser à s'exhiber devant moi sans aucune honte, je me sens ridicule, je suis tétanisé, je suis en caleçon, heureusement ma serviette encore humide sur moi me permet de cacher mon désir visible. S'il savait combien je le désire depuis des mois, je ne vis que de fantasmes nous imaginant faisant l'amour, rêvant que nous ne somme qu'un. Mais non... nous ne faisons que partager un appartement à Paris depuis quelques semaines.
 
Sa nudité j'aurai du m'y habituer, ce n'est pas la première fois que je le croise nu en dehors des vestiaires du club. La première fois en rentrant dans notre minuscule salle de bain parisienne il était sous la douche, j'avais vite refermée la porte en m'excusant, et c'est alors qu'il me dit « tu ne vas quand même pas être choqué de me voir à poil, on s'y voit suffisamment dans les vestiaires à la piscine ! Et puis je ne compte pas me cacher. » Certes il avait raison, et c'est vrai qu'il ne se cachait pas, à son contraire j'étais beaucoup plus pudique ce qui le faisait sourire. Il disait apprécier ma timidité, jusqu'à dire qu'il trouvait ça attendrissant. Que pouvait-il savoir de mes désirs pour lui ? Rien en effet, je ne laissais rien paraître et je me l'interdisais, son amitié m'est nécessaire et importante. Sait-il que je suis gay ? Je me pose souvent la question je n'ai jamais osé aborder le sujet avec lui, s'il était trop tard pour lui avouer ? Mais pourquoi me porte-t-il autant d'affection ? sans cesse il prend de mes nouvelles lorsqu'il s'absente pendant plusieurs jours soit par sms ou appels téléphoniques. Ca me torture, je n'ose pas lui dire que je ne veux pas qu'il prenne soin de moi ainsi. Il me dit souvent que je compte pour lui, qu'il a besoin de mon affection, de mon amitié, mais moi Sébastien ce n'est pas d'un ami dont j'ai besoin, mais tout simplement d'un amant, d'une âme à aimer et à chérir. Alors voilà, je me laisse porter par mes fantasmes la plupart du temps, la nuit je dors contre mon traversin m'imaginant  être contre lui. Je n'arrive pas à rencontrer d'autres garçons qui sont comme moi, mon esprit est perturbé, l'impression de le tromper.
 
Le son de sa voix me fit revenir à la réalité. « Te sentirais-tu assez en forme pour me masser ?  me dit-il avec ce sourire de séducteur.
 
-       Pourquoi tu as mal au dos, tu t'es trop entraîné hier en faisant des altères, ou aurais-tu trop bu hier soir ? Je souriais bêtement de mes propos complètements idiots.
-       Non, je n'ai pas mal au dos, mais puisque tu es là, j'aurais aimé que de tes mains expertes tu me délasses, cela fait longtemps que tu ne t'aies pas occupé de moi. » Il me disait cela comme si je lui appartenais.
Je devrais lui dire non, mais je ne peux rien lui refuser et puis le masser alors qu'il est nu je ne l'avais encore jamais touché ainsi, généralement il gardait toujours son boxer ou son caleçon selon. Pendant que j'allais dans la salle de bain chercher mes huiles essentielles, il se retourna sur le ventre les bras le long de son corps. Je tirais les doubles rideaux de la petite fenêtre pour assombrir  un peu plus la pièce et choisissait sur mon Ipod que je posais sur l'enceinte qui lui était destinée un morceau invoquant les bruits de l'eau pour adoucir l'ambiance. Bien que les rideaux soient tirés un rayon de soleil persistait qui venait lui éclairer le bas de son dos.
 
Il fit glisser le drap qui recouvrait ses fesses me faisant comprendre qu'il voulait être entièrement nu et offert pour ce massage. C'est avec délicatesse que je tirais le drap, il m'offrait ainsi la vue de son corps totalement dénudé et de son cul qui était une merveille de la nature. Je préférais ignorer son état et me concentrait ce que je devais faire. Comme pour tous mes patients je commençais tout d'abord par chercher les éventuels points de contractions pour mieux apprécier l'acte qui allait suivre. Pablo était un garçon qui n'avait pas de tensions, il avait une parfaite maîtrise de lui. Seuls quelques muscles endoloris pouvaient le faire souffrir. Je glisse mes doigts tout du long de son corps tout en évitant ses fesses, juste par effleurement. Il appréciait toujours cette entrée en matière. Il m'a avoué un jour avoir eu une érection pendant un massage que je lui faisais. Je pris le petit flacon d'huile et le chauffais en le faisant tourner entre mes mains, je laissais couler  un filet d'huile du haut de sa nuque jusqu'au creux de ses reins et continuais ainsi jusque ses cuisses et ses mollets. Avec mes mains j'étalais l'huile sur son corps, une peau d'une grande douceur, puis de mes pouces je massais délicatement sa nuque, et dessinait ses trapèzes. Je sens son corps frémir tout en se délassant, il se laisse aller à mes massages caressants. Son corps s'abandonne. Mes mains glissent le long de son dos dans un  mouvement contrôlé pour qu'il prenne la mesure de toute la puissance de mes gestes. Il a le souffle régulier maintenant. Comme d'habitude je ferme mes yeux sur quelques mouvements bien précis sur son dos pour me concentrer sur certaines parties qui ont besoin de plus d'attention. Mes doigts sont mes yeux. Il a sa tête entre mes genoux ce qui me permet de mieux m'étendre du poids de mon corps pour appuyer là où il en a le plus besoin. Je glisse ainsi le long de son dos dans un mouvement de vague en partant de bout de ses phalanges, en m'attardant un peu plus dans le creux de ses reins, tout en joignant mes mains l'une sur l'autre. Mes doigts effleurent le haut de ses fesses avec un point de compression sur le haut de chacune et je les contourne et revient vers le haut de la raie de ses fesses pour venir masser le creux de ses reins.
Lorsque j'ai voulu remonter le long de ses flancs pour envelopper son corps, il me prit la main et me redirigeait sur le bas de son dos, comme si c'était le seul endroit qu'il voulait que je touche, c'était la première fois qu'il me faisait ça. Cette partie si intime dans un couple, cette zone érotique. Je le voyais articuler son bassin dans un petit mouvement de va et vient de manière très sensuelle comme s'il voulait trouver  une position plus confortable. Ce mouvement qu'il exerçait était d'une sensualité forte et excitante.
 
Son attitude provoquait en moi une excitation que je me forçais à dissimuler, il s'en était rendu compte, mais difficile de rester impassible et ignorant devant tant d'érotisme. Il écartait légèrement ses jambes m'invitant à venir masser alors son entre-jambe. Il semblait qu'il voulait que je masse tout son corps que j'explore chaque partie, chaque parcelle de sa  peau. « Ca ne dérange-pas de me masser à poil ? » me dit-il. Je ne répondais pas et savourais ce moment en silence. Je changeais de position pour mieux malaxer son corps et l'envelopper de toute ma puissance énergétique tout lui offrant une incroyable douceur. Mes mains effleurant le haut de ses fesses je redescendais encore et encore de chaque côté en prenant soin de bien les envelopper de tous mes doigts avant de les réunir dans son entrecuisse, ce qui lui faisait écarter un peu plus ses cuisses poilues et musclées permettant ainsi le passage de mes mains sur ses jambes. Son corps ne semblait plus frémir, il tremblait légèrement, ce n'était plus un modelage mais des caresses érotiques, c'est alors avec étonnement que  je le voyais cambrer ses reins de plus en plus m'offrant le vue de son sexe en totale érection avant de retrouver une position ventrale plus confortable. Il se comportait comme s'il voulait que je sache qu'il était excité. Il n'avait aucune gêne, bien au contraire, il se laisse aller complètement à son plaisir et à celui que je lui procurais avec mon massage, il m'offrait son corps. Je ferme les yeux et laisse sa peau, son corps s'offrir à moi, à mes mains. Je remonte le long de ses cuisses je suis presque allongé sur lui, mon torse nu effleure ses fesses ce qui provoque cette fois chez lui des frissons que je ressens. Sa respiration est plus rapide. Et soudain
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#Posté le mardi 03 janvier 2012 14:58

Modifié le mardi 03 janvier 2012 15:08

A venir prochainement, des histoires courtes et insolites, des histoires à lire, à penser, à pleurer ou à rire ou chacun trouvera son identité s'il y a. Le but partager des mots et des maux et profiter de cette vie qui s'offre à nous. Cette nouvelle année est pour beaucoup une Renaissance....
 
Ici le pays des châteaux, c'est aussi la Renaissance, mais je parle d'une autre façon de renaître ; aller vers les autres et les laisser venir à soit, on ne sait plus le faire, on se laisse aller à la virtualité et donc on devient sauvage, comme moi, comme vous, comme eux... mais nous ne sommes pas moins des hommes qui avons besoin de partage, de communication.
 
Ici ou ailleurs c'est encore un moyen de rester en communication et de faire de nouvelles rencontres. Ici pour partager des moments de vies, de situations, d'infos aussi et dans les mois qui viennent cela ne va pas manquer. Politiquons, partageons mais ne restons pas chez nous.. le combat de chacun c'est l'avenir de tous, tout en fait n'est qu'une question d'Attitude non ?
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#Posté le mardi 03 janvier 2012 14:03

Modifié le mardi 03 janvier 2012 14:34

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